dimanche 27 mars 2016

Le Kumihimo, ou l'art d'un tressage japonais millénaire....




Voici une vidéo qui saura, je l’espère vous donner envie de créer des bijoux, mais pas que, avec la technique du tissage japonais; le KUMIHIMO









                                                               Le Mobidai


Les différents tressages

Vous pourrez me retrouver les 18 et 19 juin 2016 à Niort ( 79) pour les Rencontres Internationales des Arts du Fils, où j'animerai des stages de Kumihimo.

Vous pouvez retrouver sur la boutique, toutes les fournitures, le mobidai pour créer votre bijoux rien qu'à vous.



Un peu d'histoire:

ref: http://www.strasbourg.fr.emb-japan.go.jp/francais/culture/mani-f/images/kumihimo.htm


extrait "On sait que les kumihimo étaient déjà utilisés par les classes supérieures des IIIe et IVe siècles grâce à des objets retrouvés dans des kofun[2]. L’accession des kumihimo au statut d’objets d’art au Japon a été fortement influencée par l’invitation dans la seconde moitié du VIe siècle de gens venus de Chine et de Corée et ayant une grande érudition.
Avec l’introduction du bouddhisme au Japon et le soutien que lui a offert le prince impérial Shôtoku Taishi[3] (574-622), une culture centrée sur le bouddhisme a prospéré. Des techniques avancées ont aussi été introduites pour les kumihimo du fait du caractère solennel du bouddhisme, et, de même que pour les vêtements, leurs couleurs et leurs dessins étaient devenus un moyen de marquer le rang des nobles et des moines bouddhiques.

En 894, l’envoyé impérial à la Cour des Tang ayant été rappelé du fait de guerres civiles en Chine, les imports culturels en provenance du continent ont disparu et la japonisation du mode vie et de la culture des nobles de la capitale (Kyôto), résidence de l’Empereur, a commencé à se développer pour s’adapter à l’environnement unique du Japon. Les couleurs et les formes des kumihimo réalisés par les nobles de rangs inférieurs et les bonzes se sont aussi japonisés.
Au XIIIe siècle, ne se limitant pas seulement aux religieux et aux nobles, la demande en kumihimo s’est élargie à la classe des guerriers (bushi) et de nombreux types et formes de kumihimo sont apparus en fonction des usages. A partir de la deuxième moitié du XIIIe siècle, le pouvoir des bushi chargés de protéger les nobles se faisant de plus en plus fort, le Japon entre dans une époque où le pouvoir est détenu par les guerriers et on observe une demande croissante en kumihimo non seulement esthétiques mais aussi résistants et pratiques, utilisés pour de splendides armes et armures. En particulier, il fallait quelques 300 mètres de kumihimo pour relier entre elles toutes les plaques dites kozané d’une armure.

Lors de l’époque Sengoku[4] au cours de laquelle de célèbres guerriers japonais se sont affrontés à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle, la pratique consistant à verser du poison dans le thé était répandue. Afin de prévenir ce genre de pratique, une technique de nouage appelée « fûin-musubi » utilisée pour le cordon du sac contenant la boîte à thé, a été mise au point, permettant de savoir immédiatement si quelqu’un y avait touché. Ce sont les maîtres de thé qui ont inventé cette technique selon laquelle un fil protégeait la vie de leur seigneur, et comme elle était entièrement transmise à l’oral, on l’appelait « nœud illusoire ». En réalité, plus de 500 techniques de nouage ont été créées.
Au début du XVIIe siècle, l’Etat fut unifié et la capitale shôgunale fut transférée à Edo (Tôkyô), dans l’Est du pays, faisant entrer le Japon dans une ère de paix sous le nouveau système féodal. Les bushi, devenus fonctionnaires, ont alors élaboré des ornements pour leurs sabres, symboles de leur rang, et les kumihimo ont aussi joué un rôle dans ces décorations. D’autre part, les marchands, qui étaient devenus très riches, se sont aussi mis à utiliser des kumihimo dans leur vie quotidienne, généralisant l’usage de ceux-ci. "




A bientôt
Marie


1 commentaire:

  1. Superbe vidéo Marie ! C'est une très belle idée ! Merci, cet ouvrage m'a donné envie d'essayer ;)
    Gros bisous

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